Mme Wilson Écrit sur ses tentatives pour influencer son mari, le président Wilson

8 Février 1917
Reçu par James Padgett
Washington D.C.

Je suis Mme Wilson.
Je n’écrirai qu’une ligne ou deux. Vous ne me connaissez pas, mais je suis très désireuse d’écrire, car je m’intéresse beaucoup à ce qui se passe actuellement dans notre pays en rapport avec les pays étrangers ; et l’un de ceux qui m’intéressent beaucoup souffre des fardeaux qui lui incombent maintenant. Je suis très proche de lui et j’essaie de l’influencer dans ses pensées et dans sa façon de traiter les grands problèmes qui se posent maintenant à lui, et je crains parfois qu’il ne succombe aux lourdes charges qui pèsent sur lui. Il a aussi autour de lui d’autres esprits qui s’intéressent beaucoup au bien-être du pays, et ce sont les esprits des hommes qui, lorsqu’ils étaient sur terre, étaient des hommes d’État et des dirigeants de notre pays, et qui s’intéressaient à diriger ses destinées. Je ne les nommerai pas, mais je dirai simplement que de Jefferson à McKinley, ils sont avec celui qui occupe aujourd’hui le fauteuil présidentiel.
Cette guerre (référence à la Première Guerre mondiale) est grave non seulement pour les peuples d’Europe, mais aussi pour ceux d’Amérique car, comme je le vois, et comme le disent ces autres esprits, il est impossible pour notre pays de s’en sortir. Les Allemands souhaitent donc – et ils font tout pour y parvenir – la participation des États-Unis au conflit ; et le résultat sera que les États-Unis souffriront beaucoup plus que ce que leurs hommes d’État et leurs financiers envisagent.
J’aimerais pouvoir apporter au Président, de façon claire et incontestable, les conseils que ces esprits voudraient lui faire comprendre ; mais ce pouvoir de communiquer se limite aux impressions qu’ils peuvent lui transmettre par l’exercice du rapport très imparfait de leurs esprits avec le sien, sans le moyen approprié ou nécessaire. Si seulement il pouvait vous avoir avec lui pour recevoir les conseils que ces esprits désirent si ardemment lui donner, cela l’aiderait beaucoup. Nous avons essayé de créer un moyen d’y parvenir, mais cela semble presque impossible.
Mais pour autant que je puisse voir l’avenir, il mènera le pays à une fin judicieuse, même si beaucoup de troubles et de malheurs seront subis, et qu’il ne pourra peut-être pas supporter la tension. J’aimerais pouvoir écrire plus longtemps ce soir, mais mon rapport me quitte, et je dois arrêter. Mais en dépit de ce qui s’est passé – que je suis la seule à connaître – je l’aime toujours, car il est à moi, et un jour il s’en rendra compte. Je vais maintenant conclure. En vous remerciant de votre gentillesse, je suis
Votre nouvel amie,
Mme Woodrow Wilson.

Lien vers le message originel : https://new-birth.net/padgetts-messages/true-gospel-revealed-anew-by-jesus-volume-4/mrs-wilson-attempts-to-influence-her-husband-president-wilson-vol-4-pg272/

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