Le manque de l’espoir dans les Enfers.

5 février 2003

Mon cher frère H___,

Les messages de Padgett contiennent quelques descriptions plutôt suggestives de la situation dans les enfers, des lieux et des conditions qui heurtent tous les sens des êtres humains. Prends cet exemple115 :

« Dans cet enfer qui est le mien et il y en a beaucoup comme lui, au lieu de belles maisons, comme les autres esprits décrivent, nous avons des taudis sales, pourris,  tous tortueux et délabrés, avec toutes les mauvaises odeurs d’un charnier, intensifiées dix fois et au lieu de belles pelouses et de prairies verdoyantes et de bois feuillus remplis d’oiseaux chantants formant des échos avec leurs chants, nous avons des déchets stériles et des trous des ténèbres et obscurités ainsi que les cris et la morosité et les cris et la malédiction des esprits damnés et sans espoir; et, au lieu des eaux vivantes, argentées, nous avons des bassins d’eau stagnante, remplis de toutes sortes de reptiles repoussants et la vermine et des odeurs inexprimables, nauséabondes et repoussantes.

Je vous dis que tout ceci est réel et non une création de l’imagination ou l’expulsion de souvenirs amers. Et en ce qui concerne l’amour, il n’a jamais montré son visage humanisant durant toutes les années que j’ai été ici – seulement les malédictions et la haine et des commentaires cinglants, des imprécations, des sourires grimaçants avec leurs caquets semblables à des sorcières. Aucun repos, aucun espoir, aucun mot aimable ou une main secourable pour essuyer les larmes brûlantes qui coulent si souvent en puissants volumes. Non, l’enfer est réel et l’enfer est ici.

Nous n’avons pas de feu ou de damnation, ou de diables grimaçant avec des fourches, des sabots et des cornes comme les églises enseignent; mais quel est le besoin ou la nécessité pour ces accompagnements ? Ils n’ajouteraient rien aux horreurs ou à nos tourments. Je te dis mon ami que j’ai décrit vaguement nos maisons dans ces régions infernales et je ne peux dépeindre leur réalité.

Mais l’horreur et la pitié de tout cela est que l’espoir ne vient pas vers nous avec un léger sourire pour nous encourager et nous dire qu’à un certain moment il pourra y avoir une fin à tous ces tourments, et dans notre désespoir sans espoir, nous nous rendons compte que notre destin est fixé pour toute l’éternité.

Comme l’homme riche dans l’enfer disait, si je pouvais seulement, sur la terre, envoyer Lazare dire à mes pauvres frères égarés ce qui les attend, comme je serais heureux de sauver leur âme du tourment éternel.»

Mais le pire de tout est, comme l’exprime cet esprit, qu’ils n’ont pas la moindre étincelle d’espoir qu’un jour ils pourraient échapper à leur terrible situation.

Le manque d’espoir, tu me dis. Oui. Mais pourquoi est-ce ainsi ?

Certainement, à la base, il n’y a qu’une seule explication : Leur ignorance totale sur la nature de Dieu. Je ne veux pas dire que les habitants des enfers sont tous des athées. Non, non, mon ami ! J’ai eu le douteux privilège de passer quelque temps dans ces endroits sombres et – crois-moi – je croyais à l’existence de Dieu. Mais en dépit d’avoir partagé autant de temps avec le Maître, je n’avais même pas saisi l’essence de Dieu; je n’avais pas réussi à comprendre pourquoi Jésus l’appelait, habituellement, « Avva » c’est à dire « Papa ».

Si tu te souviens de mon dernier message, tu comprends tout de suite que ce qui manque vraiment là, parmi les gens dans les enfers, est exactement cette confiance en Dieu, en raison de leur manque d’expérience personnelle de Sa nature et de leur manque d’information.

Il est difficile de créer la confiance, en particulier dans des situations désespérées. Tu penses que des gens désespérés s’accrochent à la moindre lueur d’espoir comme les marins naufragés à une planche flottante. Mais tu es dans l’erreur. Tu ne sais pas ce que le désespoir réel signifie. Ces  pauvres esprits vivent submergés en phases de dépressions sans fond, interrompues par de courts instants d’attention mauvaise, où tout leur désir se concentre sur leurs efforts de contrôler quelque pauvre mortel et de le mettre dans une situation où ils pourront vivre « une expérience de seconde main » à travers le contrôle des mortels et où les mortels se trouveront coincés plus que jamais dans la tourbière de leur propre malheur.

Comment, alors, pouvons-nous aider ces esprits ? Nous ne pouvons pas les abandonner dans leur misère. Nous avons l’obligation de leur tendre une main secourable. Toutefois, en règle générale, ils la rejettent. Que pouvons-nous vraiment faire ?

La clé de notre travail de sauvetage est la création d’un état de confiance. Habituellement, c’est un choix difficile pour un esprit lumineux d’approcher l’un de ces esprits sombres, car ils se refermeront  immédiatement sur eux-mêmes, au point de refuser de prêter l’oreille à l’esprit  qui tente de les aider. Comment procéder, alors ?

Eh bien, mon frère, j’ai l’impression que notre connexion s’affaiblit, et j’ai eu beaucoup plus à écrire. Je suggère de reporter la suite  mon message à demain.

Que Dieu te bénisse.

Judas.

______________________________

115 Voir le message donné par George H Butler, le 5 Janvier 1916, à travers James Padgett. Ce message peut-être lu ici: http://www.new-birth.net/tgrabjvol2/hell14.htm

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