73ème Sermon – La révélation de Dieu à Aggée.

1er juillet 1965

C’est moi, Jésus.

Dans les cinq cents ans ou plus qui ont précédé ma venue comme le Messie, le Temple a acquis de vastes trésors, non par la privation ou la spoliation des autres nations, comme Aggée l’a pensé, et donc déclaré, afin d’insuffler à ses semblables la confiance et l’importance nécessaire, mais par la patiente acquisition de biens mondiaux. Mais plus vitale et au-delà de comparaison fut la révélation de Dieu à Aggée :

« La gloire de cette dernière Maison sera plus grande Que celle de la première, Dit l’Éternel des armées; Et c’est dans ce lieu que je donnerai la paix, Dit l’Éternel des armées. » (Aggée 2 : 9)

La prophétie d’Aggée, pour autant que la gloire du Temple fût concernée, peut être comprise à la lumière de la règle des Maccabées, et même de l’institution de l’Hanoucca, en considérant que la durée de ce Temple a dépassé celle de Salomon, ainsi que les ornements et les magnifiques apports faits par Hérode.

Deux mois plus tard, Aggée a eu l’occasion de donner son troisième message – cette fois un de réprimande comme de stimulation pour une action continue. Celui-ci concerne le fait que la malpropreté est plus forte que la sainteté dans son effet sur les personnes et que, par conséquent, la malpropreté, qui, jusqu’à présent, avait caractérisé le peuple (par leur indifférence à la Maison du Seigneur depuis plus de trois générations) pouvait difficilement être expiée par le peu de temps qu’ils avaient consacré à la reconstruction du Temple, notamment à cause de l’influence des Samaritains, source d’impiété, qui se manifestait sur eux avec tellement de force. Cette comparaison de nature sacerdotale a été utilisée pour faire taire efficacement les plaintes de ceux qui n’ont pas vu une amélioration immédiate de leurs conditions après que le travail sur le Temple eut commencé.

Aggée affirme que la prochaine récolte sera abondante, grâce à la récompense du Seigneur pour les Siens, maintenant qu’ils avaient été touchés de se soucier de Son Temple. Le dernier message, donné le même jour que le troisième, prédit la  « la secousse des cieux et de la terre, et le renversement des nations », et le choix de Zorobabel comme le serviteur du Seigneur. Il y a ceux qui ont pris cette référence pour dire que Dieu considérait Zorobabel comme Son Messie. Bien que ce soit l’attitude de Zacharie, dont je parlerai prochainement, cela, cependant, n’est pas le sens. La prophétie concerne plutôt le renversement de l’Empire Perse, qui a eu lieu quelques trente-quatre ans plus tard, et l’annulation de la prophétie de Jérémie contre la descendance de Jojakim, dont le petit-fils, comme je l’ai mentionné, est ce même Zorobabel.

Jérémie avait déclaré à propos de Jojakim :

« Ainsi parle l’Éternel: Inscrivez cet homme comme privé d’enfants … Car nul de ses descendants ne réussira A s’asseoir sur le trône de David. » (Jérémie 22 : 30)

Le repentir sincère du souverain, cependant, avait, dans le temps, évité l’accomplissement du mal; et Zorobabel atteindrait, en temps voulu, un poste élevé parmi le peuple Hébreu. Aggée éprouvait beaucoup de sympathie pour Zorobabel et fut heureux de prophétiser un retour au pouvoir du petit-fils du roi, pour l’amour de l’homme et pour le salut d’Israël. Cependant, il fut forcé de se retirer à la suite de forces d’opposition.

Lorsque nous repensons à l’œuvre d’Aggée, il y a deux aspects qui semblent particulièrement dominants :

1°) sa capacité à insuffler la foi et à remuer les hommes pour agir

2°) sa perspicacité dans le problème d’une loi fixe pour couvrir des milliers d’années. Il a estimé, à juste titre, que les lois traitant de Dieu étaient immuables : l’amour pour Dieu, comme dans les Dix Commandements, restait intouchable. Mais puisqu’il a compris que les conditions matérielles changeaient, il a préconisé des amendements dans la loi pour répondre à ces changements, sans diminution de leur esprit ou de l’intention.

Cette conception d’une version fixe, par rapport à l’interprétation souple, de la loi Hébraïque a provoqué un clivage dans l’unité du peuple, comme on peut le voir dans les vues divergentes des Sadducéens, les conservateurs, et des Pharisiens, ou modérés, qui croyaient dans une loi orale pour compléter et moderniser les anciens statuts qui étaient cristallisés en quelque chose d’irréalisable ou causaient des frustrations et des charges pour ceux qui cherchaient à y adhérer. Par exemple, quand Moïse a donné les Dix Commandements, il s’est prononcé contre l’adultère par les femmes mariées, parce que ces dernières étaient considérées comme le bien de leurs maris, et l’intention était que ce bien utilisé par quelqu’un d’autre constituait un crime contre le propriétaire de cette propriété. C’était le sens originel du Septième commandement, et c’est seulement après plusieurs siècles que le point de vue plus élevé, que l’adultère était une violation contraire aux vœux d’amour et de fidélité, s’est développé et a supplanté la précédente attitude économique envers les femmes.

Dans les temps les plus récents où ce Commandement est cassé, la violation n’est souvent pas tellement dans la rupture de ce présent statut que dans le mariage insincère avec quelqu’un que le contrevenant n’aime pas vraiment, mais marié pour d’autres motifs. Et donc, aujourd’hui encore, l’adultère a évolué d’un délit économique, punissable de mort, à un caractère religieux caractérisé par le divorce (au lieu du pardon et de la réconciliation que je préconise) et par une attaque contre une institution du mariage qui ne protège pas contre les unions sans amour ou les unions pour des expressions seulement sexuelles, ou pour d’autres raisons indignes. C’est donc un exemple de compréhension de l’évolution, au fil du temps, des lois et des attitudes à leur égard et de la réalisation qu’elles ne peuvent pas être établies dans un moule rigide.

Quand je suis venu sur terre et ai prêché en Terre Sainte, j’ai eu des discussions de cette nature avec des adversaires du concept élastique de la loi, et certains d’entre eux étaient des Pharisiens qui n’ont pas argumenté de façon vicieuse ou venimeuse comme on peut le lire dans le Nouveau Testament, mais dans l’atmosphère, qui si souvent prévaut, où les points de vue exprimés sont très précieux et importants pour chacun. Ainsi, j’ai guéri le jour du Sabbat et même aidé à sortir une mule d’un trou, à la consternation de ceux qui soutenaient des règles rigides, alors que j’ai fait valoir que le Sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le Sabbat, mettant la vie en premier, comme Dieu l’avait voulu. Ainsi vous voyez que, ce faisant, je n’étais pas en dehors de la loi Hébraïque, comme certains commentateurs le croient, ou même la source d’une nouvelle révélation, donnée par Dieu à l’humanité, comme certains chrétiens se plaisent à penser, mais que je suivais et agréait la perspicacité d’Aggée, acteur principal dans la reconstruction du Temple et prophète Hébreu par excellence. Et j’ai été aussi en accord avec un grand nombre de membres de la Pharisaïque, où les vues d’une interprétation libérale des lois ont fait de moi un sympathisant de leurs perspectives. Cette perspicacité d’Aggée, malheureusement, n’est pas très clairement visible dans les courts extraits disponibles maintenant dans l’Ancien Testament, et ils n’ont pas reçu la reconnaissance méritée pour leur importance vitale. Mais je suis heureux, en terminant, d’attirer, sur Aggée, l’attention de tous ceux qui pourront lire ces sermons.

Jésus de la Bible

et

Maître des Cieux Célestes.

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