Jules César cherche l’Amour Divin, la lumière pénètre dans son âme

13 Décembre 1916
Reçu par James Padgett
Washington D.C.

C’est moi, César.
Eh bien, je veux simplement dire que depuis la dernière fois que je vous ai écrit, j’ai suivi vos conseils, j’ai écouté les esprits élevés que vous m’avez envoyés, j’ai prié selon leurs instructions et, maintenant, je suis en bien meilleure condition que je ne l’étais, et le regard que je porte maintenant sur la vie spirituelle est tout autre.
Je suis encore dans les ténèbres, mais la lumière pénètre dans mon âme et ma conscience, et je commence à réaliser que mon destin, tel que je l’ai conçu pendant tant d’années, n’est pas du tout celui que j’ai imaginé et que ma conception de ce qu’était mon état était erronée. Elle était l’enfant, si je puis dire, de mon état d’esprit et de mes croyances qui me sont parvenues lorsque je suis venu au monde des esprits et que j’ai réalisé que le fait d’avoir été un grand homme sur terre ne me conférait aucune grandeur dans ce monde spirituel. J’étais alors tellement déçu, et choqué, de me trouver un esprit nu de qualités, qui me plongeait dans les ténèbres et la souffrance, que j’ai essayé d’éviter l’association avec tous les autres esprits. J’ai entretenu ma déception dans l’isolement et la conviction que ma condition ne pourrait pas s’améliorer, qu’elle ne pourrait pas évolue et qu’il n’y avait aucun progrès possible hors de la solitude et de l’horrible pesanteur de mon âme.
Et maintenant, alors que je sais combien la vérité est différente, que je sens que toutes ces longues années de ma vie spirituelle ont été gâchées, je regrette le destin qui m’a maintenu si longtemps dans cet état de stagnation, de fierté, de ressentiment et de désespoir total. Je suis cependant si reconnaissant d’être venu vous voir lorsque je l’ai fait et que je vous ai parlé de ma condition ; et lorsque je me suis rendu compte que ma venue vers vous était plus une question de curiosité à satisfaire, que je pouvais communiquer avec le monde des mortels, plutôt que l’espoir de bénéficier d’une aide quelconque, je remercie ma curiosité.
Quand vous m’avez dit les choses que vous avez faites, j’ai pensé que vous étiez un rêveur oisif et le détenteur de certains des vices inoffensifs qui se sont manifestés parmi les hommes terrestres qui avaient l’habitude de décrire les gloires du monde spirituel. Je n’avais aucune foi en eux, et je n’en avais aucune en vous. Ce n’est que lorsque d’une part j’ai réalisé que vous étiez tellement sérieux dans ce que vous me disiez, et que d’autre part je suis entré en contact avec les esprits supérieurs que vous avez appelés à mon aide et vu qu’ils possédaient ce que je n’avais pas – et que je n’avais encore vu dans aucun autre esprit – que je suis arrivé à la conclusion que vos paroles avaient quelque fondement de vérité.
Et j’ai aussi pensé que je ne pouvais pas aggraver ma condition en écoutant ces esprits et en apprenant ce qu’ils avaient à me dire sur ce qu’ils déclaraient être la vérité du progrès spirituel et, plus j’écoutais, plus j’étais intéressé. Au bout d’un moment, j’étais convaincu qu’il pouvait y avoir une part de vérité dans ce qu’ils affirmaient si sincèrement être vrai et, comme une expérience, j’ai décidé de suivre leurs conseils et de rechercher cet amour merveilleux qui, selon eux, non seulement me soulagerait de mes ténèbres et de ma souffrance, mais ferait de moi un nouvel esprit dans mon corps et mon âme.
Et oh, la merveilleuse surprise et expérience qui m’est venue à moi. Je ne suis plus l’Empereur morose, abattu et isolé, mais un simple esprit qui reconnaît que la mort est le grand niveleur, et que le rang, la position et la grandeur de la terre ne déterminent pas en pour un iota le statut de l’esprit et son élévation. Je suis maintenant un esprit simple, ayant seulement ces qualités que la condition de mon âme me donne, et je réalise que je dois suivre le même chemin et souffrir le même purgatoire que les autres esprits dans la même condition d’âme, qu’ils soient princes ou paysans.
Eh bien, comme je l’ai dit, je suis tellement reconnaissant que cette connaissance me soit parvenue, car maintenant je suis débarrassé de l’orgueil et des idées de supériorité et de tout ce qui m’avait fait croire que le Tout-Puissant m’avait traité injustement en ne reconnaissant pas mes qualités terrestres et en ne m’accordant pas une position qui, comme je croyais, devait être liée à ma grandeur passée. Je n’aimais pas tout cela, j’ai développé un ressentiment et je suis devenu un esprit qui s’est nourri des blessures imaginaires et des pensées qu’il se suffisait à lui-même et que je n’avais pas à chercher la faveur d’un tel Dieu. Vous voyez donc quel peut être l’effet de l’arrogance, de l’orgueil et d’une estimation glorieuse d’un petit esprit sur la possibilité du bonheur et du progrès de l’esprit.
Mais maintenant ces choses m’ont quitté et je me rends compte que je ne suis rien, si ce n’est que je suis un enfant de Dieu et l’objet de Son Amour, comme me l’ont dit et me le disent vos amis esprits. Et dans mon humilité – et je suis humble, car je veux vous dire que ma chute a été grande et la conscience de ma petitesse extrême – je sais que j’ai besoin de l’aide du Père pour devenir au moindre degré un esprit de lumière. Et je prie, j’aspire et je cherche, ô tellement sincèrement, cet Amour. César le puissant est maintenant César le plus humble et le plus faible, mais le plus rempli d’espoir. Je réalise la grandeur de la miséricorde de Dieu et la grande possibilité qu’elle fasse de moi un de ces anges glorieux qui sont venus si souvent à vous avec leurs messages de vérité et de salut pour l’humanité.
Je fus considéré sur terre comme un homme doté d’un esprit brillant et d’une intelligence merveilleuse et je possède toujours ce qui m’a appartenu. Cependant, maintenant que le chemin m’a été montré, j’exerce ces qualités au mieux de mes capacités pour m’aider dans ma recherche de la vérité et de la lumière.
J’ai pensé que j’écrirais ceci ce soir, car je sais que vous êtes intéressé par mon avancement et, d’ailleurs, cela me fait beaucoup de bien de vous le dire. Je prie et désire ardemment, et ces esprits prient avec moi ; cependant et bien que jusqu’à présent, je n’ai pas encore beaucoup de cet Amour en mon âme, j’en ai assez pour savoir – je dis savoir – qu’il est réel et qu’il rend l’âme dure et incrédule ouverte à l’afflux en plus grande abondance de son essence divine. Le Père est bon, et je Lui fais confiance ; et avec toutes les possibilités de mon âme, je désire ardemment qu’elle se remplisse de cet Amour et qu’elle se débarrasse de tous ces doutes centenaires et de cette dureté du cœur et des incrédulités.
Je connais le chemin et maintenant je ne retomberai jamais dans l’état d’esprit qui fut le mien pendant tant de siècles ; et je peux dire que César a vu la lumière du phare de l’espoir et le grand soleil de la connaissance que ces faits que les esprits aimants me disent sont vrais. Je dois m’arrêter maintenant, cependant, au fur et à mesure que je progresserai, j’aimerais venir vous décrire mes progrès. Je vous souhaite une bonne nuit, et je signerai moi-même.
Votre ami et bienveillant,
Jules César.

Lien vers le message originel : https://new-birth.net/padgetts-messages/true-gospel-revealed-anew-by-jesus-volume-3/caesar-is-seeking-for-the-divine-love-vol-3-pg146/

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