Homosexualité et âmes sœurs. 

30 Août 2001

 Cher H___, hier, je t’ai communiqué certaines impressions à propos du sujet que nous allons traiter maintenant, et tu ne l’aimes pas beaucoup. En fait, bien que tu t’intéresses assez peu à ce sujet, il en demeure pas moins très important, et, de plus, à ce jour, il n’a jamais été traité dans les messages.

Le sujet d’aujourd’hui est l’homosexualité.

Si nous passons en revue l’histoire de l’humanité, nous constatons que le thème de l’homosexualité a été traité de diverses manières. Nous avons connaissance de cultures où l’homosexualité était considérée comme normale et nous avons apprécié l’acceptation commune. Ceci peut être observé dans la civilisation romaine, au moins dans la période postérieure à la République, et en Grèce. Dans l’état de Sparte, la société a même encouragé les relations homosexuelles entre guerriers, parce que cela contribuait à accroître le courage et la coopération dans la bataille, dans la mesure où les couples donnaient leur vie l’un pour l’autre.

En revanche, certaines sociétés ont une attitude très restrictive envers l’homosexualité, comme nous pouvons le lire dans la Bible, dans le cas des Hébreux, dont la loi interdit strictement cette pratique sexuelle sous peine de mort. La raison en est que la reproduction, la croissance de la tribu, du peuple, de la nation, a constitué un facteur principal dans la conscience des gens, et, à ce moment-là, c’était également vital pour la survie de la communauté.

Nous trouvons quelque chose de semblable dans les sociétés guerrières agressives, par exemple dans le Troisième Reich d’Adolf Hitler, où l’homosexualité était considérée comme une perversion humaine, la punition  était alors l’exil dans les camps de concentration, ou, en d’autres termes, la mort lente. La justification morale était que les homosexuels affaiblissent la « santé ethnique », parce qu’elle ne contribue pas à la « production de guerriers », lesquels servaient à tuer et à mourir pour le bien-être futur de la patrie.

Au cours du développement de l’enfant et également en partie pendant l’adolescence, la préférence sexuelle se développe à travers un processus compliqué, pas encore très bien connu. Ceci est appelé fixation sexuelle ou tampon. Pour une grande partie de la population, la préférence sexuelle concerne le sexe opposé, mais, pour une petite partie, elle vise le même sexe, ou n’est pas clairement défini, c’est ce que nous appelons la bisexualité. Il est difficile de fixer des pourcentages, mais la vérité se situe entre un extrême exagéré de 10% de la population et un autre extrême de 0,3%. Si nous retenons un taux de 2 à 3 pour cent pour les homosexuels et les bisexuels, nous sommes à peu près certains d’être dans le vrai.

Je mentionne ces chiffres pour te signaler que, bien que nous traitions un phénomène de minorités, cela concerne tout de même une grande minorité, et, pour cette raison, c’est un sujet d’intérêt commun.

Dans la persécution de l’homosexualité, il ressort le plus souvent l’idée que l’homosexualité est contre nature, car elle ne sert pas le véritable but de la sexualité.

Eh bien, il faut admettre que la reproduction est seulement un aspect de la sexualité humaine, qui englobe en fait beaucoup plus. Même si l’on regarde le règne animal, où la sexualité sert exclusivement à des fins de reproduction, on peut observer que l’homosexualité existe. C’est un phénomène qui, pour des raisons naturelles, se développe dans une partie de la population.

Outre la reproduction, la sexualité est l’expression de l’amour, de la jouissance  commune, elle a pour fonction d’attirer deux personnes et de les garder ensemble. Comme tout dans la vie, la sexualité peut être pratiquée en harmonie avec les lois de Dieu, c’est-à-dire pratiquée dans l’amour et dans le sérieux, mais elle peut également être l’objet d’abus, que ce soit dans le domaine de l’hétérosexualité ou dans celui de l’homosexualité. Un exemple serait une grande promiscuité qui n’est certainement pas harmonieuse, la sexualité dégénérant en un pur désir dans le seul but de profiter sans donner, en échange, de l’amour, et cela a des conséquences graves.

L’homosexualité, donc, est un comportement qui se développe dans une certaine partie de la population par un processus de fixation sexuelle que l’on peut observer dans toutes les classes sociales, dans toutes les sociétés, et même dans le règne animal. Elle est une inclinaison qui ne constitue pas la norme, car seule une minorité est affectée, mais elle est assez naturelle et peut être pratiquée en harmonie avec les lois de Dieu, de la même manière que l’hétérosexualité.

Il faut dire qu’il n’y a aucune raison de discriminer ou de porter préjudice à cette minorité, et que l’humanité doit accepter et aimer les homosexuels comme toute autre personne.

C’est un sujet conflictuel, H___, dont nous n’avons abordé que la première partie. La partie difficile arrive maintenant.

Dans les messages de James Padgett, nous pouvons lire que les âmes sont créées sous forme duplex, c’est-à-dire, en deux moitiés, auto-suffisantes, mais dans un certain sens complémentaires. Tu peux en déduire, et il est même mentionné, que ces moitiés se distinguent par leur sexualité, une âme masculine et une âme féminine7.

Cependant je dois te dire que l’âme ne connaît pas la sexualité, et que le sexe n’est déterminé qu’au moment de l’incarnation. La sexualité est simplement une fonction matérielle, et elle n’a rien à voir avec la spiritualité. Dans le monde des esprits, les corps spirituels ne disposent même pas d’organes sexuels. Toutes les sortes d’amour dont nous parlons, par exemple l’amour naturel dans le monde des esprits, ou l’amour entre deux âmes sœur, n’ont rien à voir avec la sexualité.

C’est seulement dans les plus bas plans terrestres, parmi les esprits sombres encore pris au piège de leur vie terrestre perdue, que l’on peut encore trouver l’idée de la sexualité et l’intention de se livrer à elle. Cependant, dans les niveaux supérieurs, l’idée de la sexualité perd de sa valeur, elle ne sert plus et elle ne fait pas partie de l’environnement spirituel. L’Amour de Dieu n’a pas de composante sexuelle, son âme n’a pas de composante sexuelle, et nos âmes n’ont pas, non plus, de préformation sexuelle, cette composante est plutôt un phénomène éphémère, nécessaire pour l’adaptation à la vie terrestre et l’accomplissement de certaines fonctions.

Il est vrai que les deux parties de l’âme incarnée se complètent – dans la grande majorité des cas – dans des organes de sexe opposé, mais ce n’est pas une règle rigide, et il y a des cas où cela ne se produit pas. Mais ceci, tu comprends, n’a rien à voir avec des tendances homosexuelles. Par conséquent, tu comprends que lors du regroupement des âmes au moment de leur retour dans le monde des esprits, il n’y a pas nécessairement une union des âmes, où l’une était incarnée dans un homme et l’autre dans une femme. Ne me méprends pas, la sexualité n’existe plus ici, les âmes sœur et l’homosexualité n’ont rien à voir l’une avec l’autre, ce sont deux choses complètement différentes se situant sur des niveaux séparés par une distance se comptant en années-lumière.

Ce que je te dis contredit, dans une certaine mesure, ce qui a été reçu, à cet égard, à travers les messages de James Padgett. Tu dois comprendre qu’il n’y a jamais eu un approfondissement du sujet, car cette époque, avec son intolérance intrinsèque, ne permettait pas d’aborder un sujet aussi délicat. Ceci ne constitue pas vraiment un problème lorsque tu peux de détacher de l’idée de la sexualité, parce que, je le répète, la sexualité est un phénomène purement matériel qui disparaît peu de temps après l’entrée dans le nouveau monde des esprits. L’amour entre âmes sœur est un amour hautement purifié, un amour spirituel, seulement sublimé, dans sa qualité, par l’Amour du Père. Il est la plus haute forme d’amour naturel.

Maintenant, je pense que le moment est venu de te laisser un peu de temps pour digérer tout cela. C’est nouveau et conflictuel, mais c’est également fascinant. Réfléchis-y. Ce n’est pas important que tu le comprennes, ni même que tu l’acceptes, cependant c’était mon désir de transmettre ces informations au profit des nombreuses personnes qui ont exprimé, à plusieurs reprises, leur curiosité pour ce sujet.

J’ai dû lutter contre une résistance considérable de ta part, mon cher frère, mais j’ai accompli ce que j’avais prévu, et le message est passé sous une forme acceptable.

Je suis conscient que tu as maintenant beaucoup de doutes, mais ceci est naturel, lorsque tu reçois quelque chose de si surprenant et si opposé à tes propres croyances.

Que Dieu te bénisse.

Ton frère.

Judas.

______________________________

7 Voir le message « Lois du monde spirituel (suite) » émis par le Professeur Joseph Salyards et reçu par James Padgett le 3 Mai 1915 : http://new-birth.net/tgrabjvol2/hell10.htm

 

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