Le bon Samaritain

3 Mai 2002

Mon cher frère H___,

Après mon bombardement avec des messages historiques, qui sembleront certainement peu intéressants pour beaucoup, mais qui sont néanmoins nécessaires pour une meilleure compréhension de ce que Jésus a fait et dit, nous allons nous intéresser à la parabole du « Bon Samaritain ».

Tout d’abord, je veux que tu transcrives ce que l’Évangile selon Luc nous dit, le seul évangile dans lequel cet épisode est décrit.

Un docteur de la loi se leva, et dit à Jésus, pour l’éprouver : « Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? »

Jésus lui dit : « Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu ?… »

La loi dit, « tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme et de toute ta force et de toute ta pensée — et ton prochain comme toi-même », répondit-il.

Tu as bien répondu, lui dit Jésus ;   « fais cela, et tu vivras. »

Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: « Et qui est mon prochain ?…»

Jésus reprit la parole, et dit :

« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho.  Il est tombé entre les mains de bandits qui l’ont dépouillé de ses vêtements, battu et laissé pour mort.

Un prêtre, qui, par hasard, descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. 

Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa de l’autre côté.

Mais un Samaritain, qui voyageait, arrivant là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit. Il s’approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin. Puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui.

Le jour suivant il sortit deux pièces d’argent et les donna à l’aubergiste en lui disant : « Prend soin de lui, ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour.… »

« Lequel de ces trois te semble avoir été un prochain pour celui qui fut la victime des bandits ? »

« C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui », répondit le docteur de la loi. 

Et Jésus lui dit: « Va, et toi, fais de même  ».

Très bien, cette histoire est, peut-être, la plus célèbre parabole de toute la Bible et beaucoup de gens considèrent qu’elle est la parabole la plus facile à interpréter.

Tu sais que l’interprétation qui est donnée aux choses dépend de la perspicacité des gens. Elle dépend du développement de leur esprit et de leur âme. Par conséquent, beaucoup de choses qui semblent superficielles et faciles à première vue, peuvent être très profondes, transmettant la sagesse sur plusieurs niveaux. Te rappelles-tu lorsque je t’ai parlé une fois de l’abeille qui peut distinguer « des couleurs » et des ornements merveilleux sur les pétales qui, pour les hommes, semblent seulement être blancs ? Ainsi il en est de la perception de l’âme. La réponse simple et rapide souvent effleure  à peine la surface d’un trésor très profond.

Je veux analyser avec toi et montrer comment cette parabole est relatée et interprétée dans le livre d’Urantia. Écris le texte ici, et j’insérerai mes observations. « Allons-y  ».

Le livre d’Urantia :

Ce soir-là, beaucoup  se rassemblèrent autour de Jésus et des deux apôtres pour leur poser des questions auxquelles bon nombre d’apôtres ont répondu, les autres étant discutées par le Maître. Au cours de la soirée, un docteur de la loi, qui cherchait à entraîner Jésus dans une discussion compromettante, lui dit : « Maître, je voudrais vous demander ce que je dois faire pour hériter de la vie éternelle ? »

Jésus répondit : « Qu’est-il écrit dans la Loi et les Prophètes ; comment lis-tu les écritures ? »

Le docteur de la loi, connaissant les enseignements de Jésus et des Pharisiens, répondit : « Aime le Seigneur Dieu avec tout ton cœur, toute ton âme, tout ton esprit et toute ta force et aime ton prochain comme toi-même ».

Jésus dit alors : « Tu as bien répondu ; si tu fais vraiment cela, tu gagneras la vie éternelle. »

Judas :

« Connaissant les enseignements de Jésus et des Pharisiens », bien sûr, parce que le docteur de la loi était un Pharisien. Et la réponse qu’il a donné nous montre même à quelle faction de cette secte il appartenait. Ce qu’il a dit, c’était exactement ce que Hillel de Babylone avait proclamé : « Aime le Seigneur Dieu avec tout ton cœur, toute ton âme, tout ton esprit et toute ta force et aime ton prochain comme toi-même ». C’était toute la Torah (la Loi), qu’il avait enseignée, tout le reste n’était que de simples commentaires.

Le livre d’Urantia :

Mais le docteur de la loi n’étant pas vraiment sincère en posant cette question, désirant seulement se justifier et espérant également embarrasser Jésus, osa poser encore une question. S’approchant un peu plus près du maître, il dit : « Maître, je voudrais que vous m’expliquiez un peu plus qui est mon prochain ? » Le docteur de la loi posait cette question dans l’espoir de piéger Jésus en l’amenant à faire une déclaration qui contreviendrait à la loi Juive qui définissait son prochain comme « les enfants de son peuple ». Les Juifs considéraient tous les autres comme des « chiens gentils. » Ce docteur de la loi était quelque peu familier avec les enseignements de Jésus, il savait  donc très bien que le Maître pensait différemment ; il espérait ainsi l’amener à dire quelque chose qui pourrait être interprété comme une attaque contre la Loi sacrée.

Judas :

Certainement. Dans l’Ancien Testament, tu peux lire, dans de nombreux cas, comment la loi définit un traitement différent des Juifs et des non-Juifs. Ce qui n’était pas légal de faire à un Juif pouvait être légal de le faire à un païen.

Le livre d’Urantia :

Mais Jésus discerna le motif du docteur de la loi et, au lieu de tomber dans le piège, il se mit à raconter à ses auditeurs une histoire, une histoire qui pourrait être pleinement appréciée par n’importe quel auditoire de Jéricho.

Jésus dit alors : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, Il est tombé entre les mains de bandits qui l’ont dépouillé de ses vêtements, battu et laissé pour mort. Très vite, par hasard, un certain prêtre descendait ce même chemin lorsqu’il est tombé sur l’homme blessé, voyant sa situation tragique, il passa de l’autre côté de la route. De la même manière un lévite passa, quand il se rapprocha et vit l’homme, il passa de  l’autre côté. C’est alors qu’un certain Samaritain, qui se rendait à Jéricho, est tombé sur cet homme blessé ; quand il a vu comment il avait été volé et battu, il fut pris de compassion, et,  allant vers lui, il pansa ses blessures, versant de l’huile et du vin et il plaça l’homme sur sa propre monture, l’amena à cette auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit un peu d’argent, le donna à l’aubergiste et lui dit : « Prenez bien soin de mon ami, et si  vous dépensez plus, je vous rembourserai à mon retour. » Maintenant, permettez-moi de vous demander : « Lequel de ces trois s’est avéré être le prochain de celui qui est tombé parmi les voleurs ? »

Et comme le docteur de la loi voyait qu’il était tombé dans son propre piège, il répondit : « Celui qui a fait preuve de plus de miséricorde à son égard. » Et Jésus lui dit : « Va et fais de même. »

Le docteur de la loi a répondu, « Celui qui a montré de la miséricorde » évitant de prononcer  ce mot odieux, Samaritain. Le docteur de la loi fut obligé de donner, lui-même, la réponse à la question : « Qui est mon prochain ? » que Jésus souhaitait donner, et laquelle, si Jésus l’avait alors affirmé, l’aurait directement amené à être accusé d’hérésie. Non seulement Jésus a confondu le docteur de la loi malhonnête, mais il a raconté, à ses auditeurs, une histoire qui était en même temps une belle exhortation pour tous ses disciples et un superbe reproche à tous les Juifs au sujet de leur attitude envers les Samaritains. Et cette histoire a continué à promouvoir l’amour fraternel entre tous ceux qui ont cru par la suite dans l’Évangile de Jésus.

Judas :

Ce n’était pas une hérésie de désigner un Samaritain comme « son prochain ». Mais logiquement, compte tenu de l’opinion des Juifs envers les Samaritains, cette déclaration était très provocatrice, même scandaleuse. Et ce fut le Pharisien qui eut à la prononcer, en raison de l’ingénieuse stratégie de Jésus.

Donc, mon cher frère, le livre d’Urantia nous donne exactement la même interprétation que l’on peut lire dans de nombreux commentaires. La base de cette interprétation est la question initiale du docteur de la loi : Qui est notre prochain ? Et la réponse, bien entendu, est : Tout le monde est notre prochain Juif, Gentil et même Samaritain.

 Dans l’exemple de la parabole de la graine de moutarde, j’ai déjà expliqué comment Jésus a formulé ses paraboles de façon très provocante, afin d’obtenir l’attention de ses auditeurs et à les amener à réfléchir et à méditer. La même chose se passe ici, parce que, pour les Juifs, il n’y avait aucun « bon Samaritain ». Tout le monde s’attendait, après la scène du prêtre et du Lévite, qu’un Juif ordinaire entre bientôt en scène. Mais non, ce fut un Samaritain, la provocation des provocations.

Je dis que l’explication qui nous est donnée dans le livre d’Urantia, et par tant de prédicateurs, est une explication de premier niveau. C’est la chose la plus évidente, la surface. Mais maintenant, mon cher ami, nous allons approfondir un peu plus. Nous allons aller au-delà des observations courantes, et nous allons jeter une lumière nouvelle sur des aspects plus cachés de cette histoire.

Cette histoire est en fait beaucoup plus provocatrice. Pourquoi Jésus rapporte-t-il qu’un prêtre et un lévite passèrent par le lieu de l’agression sans prêter assistance ? Pourquoi cette apathie spirituelle et l’inactivité des deux supposés hommes de Dieu, n’a t-elle pas causé le rejet des auditeurs ? Le prêtre et le Lévite avaient agi ainsi, parce qu’ils avaient interprété la Loi de Moïse à leur manière. Le prêtre et le Lévite devaient tous deux faire des offrandes dans le Temple, et ils le pouvaient seulement lorsqu’ils étaient dans leur « état pur », rituellement nettoyés. Cependant, en s’engageant avec un homme grièvement blessé, en danger de mort, ils mettaient en danger leur pureté rituelle. Ils ne pourraient plus assurer leurs fonctions dans le Temple, parce que la loi l’interdisait. Ils ont donc agi avec prudence et laissé le pauvre dans sa misère. En outre, le pauvre Juif moribond avait subi ce malheur à cause de ce que le livre de Deutéronome, chapitre 28, affirme : pour ses péchés, il souffrait.

Mon cher ami, tu comprends donc ce que Jésus a essayé d’expliquer, qu’à côté de la chose la plus évidente, il était nécessaire de dire que même si des lois sont en conflit l’une avec l’autre, une hiérarchie des normes doit exister, et il est essentiel de respecter la loi supérieure. La loi suprême, et Jésus ne s’est jamais lassé de la rappeler, est la Loi de l’Amour. Comment un rite, une cérémonie, une obligation quelconque, même si elle paraît sacrée et extrêmement importante, peuvent-ils éclipser l’amour ? L’acte d’amour est exactement cette lumière, que nous plaçons en hauteur, pour que le monde puisse la voir. Par conséquent, ce que Jésus a prêché dans cette parabole, est exactement ce qu’il a aussi prêché en expliquant que le Sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le Sabbat. L’amour en tant que manifestation suprême de Dieu, ne doit jamais être mis de côté par toute autre loi.

Le docteur de la loi l’a parfaitement compris. Jésus avait attaqué frontalement les formalismes Pharisiens et les aspects techniques. Aujourd’hui, nous dirions qu’il ne s’agit pas de prier mécaniquement, d’en faire une obligation, mais d’activer notre amour, parce qu’en faisant cela, nous prions du fond de notre âme, sans paroles, par le biais de nos désirs et avec toute honnêteté. Il ne s’agit pas de savoir s’il faut faire trois ou cinq génuflexions, s’il faut ou non se couvrir la tête lorsque nous assistons à un service religieux, il n’est pas question de savoir s’il faut ou non manger du porc, ou d’argumenter si c’est le samedi ou le dimanche qui est le jour du Seigneur, il ne s’agit pas de savoir si nous devons ou non nous confesser. Il s’agit de la justice et du vrai désir d’accomplir la Volonté de Dieu. Et Sa Volonté est que l’amour peut régner en maître, car Il est Amour. Si les gens pensent qu’ils peuvent se rapprocher de Dieu par l’intermédiaire de formalismes, ils sont vraiment dans l’erreur.

En enfreignant la loi suprême de l’amour, ils exposent leur fausse sainteté ; ils démontrent que le fondement de leur droiture est du sable et non pas de la roche solide. Et bien que cela déchirait la poitrine du docteur de la loi, il devait l’admettre.

La volonté de Dieu est écrite dans l’Amour et pas dans les lettres de la Loi.

Ne trouves-tu pas cela vraiment clair ? Te rappelles-tu une histoire que tu as lue il y a quelques temps ? Je vais te rafraîchir la mémoire.

Un jour, un professeur de théologie a demandé à ses élèves de préparer un exposé concis sur la parabole du « Bon Samaritain ». Il les a alors envoyé prononcer ce discours dans les différentes classes de l’école. Il a accordé plus de temps à certains et très peu de temps à d’autres, ils devaient donc donner leur exposé à toute vitesse et passer immédiatement à la classe suivante.

Sur leur chemin, ils ont croisé un misérable mendiant. Peu ont porté attention à lui, et ceux qui étaient dans la plus grande hâte ne lui ont jamais prêté aucune attention. Cependant, le mendiant était la pierre angulaire que le professeur avait mise sur leur chemin. Bien que tous les élèves aient eu la parabole à l’esprit, fraîche et vivante, ils ont oublié l’application pratique de son interprétation, d’aider son prochain, parce qu’une loi, l’ordre du professeur de terminer leur travail pour une certaine heure, était plus importante pour eux qu’une démonstration pratique de leur amour. Ils se sont comportés exactement comme le prêtre et le Lévite ont fait dans l’histoire.

Ne penses-tu pas que cette mentalité continue ? Et malheureusement, les gens ne le réalisent pas. Oui, la conscience des personnes se déplace sur différents niveaux, et à moins que leur niveau de compréhension s’élève, ils ne réaliseront jamais leurs fautes.

Je vais appeler cette interprétation de la parabole, l’explication de deuxième niveau. C’est la chose la moins évidente, dans laquelle tu peux percevoir une certaine profondeur.

Il y a pourtant encore une autre explication de la parabole, une explication peu évidente, même cachée, qu’aucun des auditeurs n’a découverte à ce moment-là. Cependant, Jésus comprenait très bien ce niveau d’interprétation.

Pourquoi le Samaritain a-t-il aidé le Juif blessé ? Tu comprends, implicitement, bien sûr, que le pauvre garçon agressé et  grièvement blessé était un Juif. Il l’a aidé, simplement parce qu’il a seulement vu, en lui, un être humain qui avait désespérément besoin d’aide.

Le Pharisien instantanément a pensé : « Il n’y a aucun bon Samaritain ! » Il avait raison. Pour lui, il n’y avait aucun bon Samaritain, et il n’en trouverait jamais un. Sais-tu pourquoi ? Je vais te l’expliquer.

Tu t’es toujours vanté de ta bonne connaissance intuitive des gens, c’est à dire que, lorsque tu vois quelqu’un pour la première fois, tu sais déjà ou tu crois savoir comment cette personne agira envers toi. Généralement, tes attentes se réalisent.

Ceci est bien entendu rigoureusement exact. Parce qu’au fond, c’est le problème que les psychanalystes appellent « les autres ». M__ a déjà essayé de te l’expliquer. Tes attentes se réalisent, car « les autres » en fait n’existent pas. Bien sûr, la personne existe, mais leur performance scénique n’est en fait rien d’autre que le reflet de tes attentes. Ce que tu anticipes se concrétise en eux. Par conséquent, le Pharisien ne peut jamais trouver un bon Samaritain.

Oui, je sais, tu te demandes comment Jésus, en revanche, a pu subir tous les abus auxquels il fut soumis, alors qu’il ne projetait que son amour sur autrui. Pourquoi cet amour ne s’est-il pas matérialisé ?

En réalité, la concrétisation de tes attentes n’est possible dans « l’autre » que dans la mesure où il a déjà l’équivalent de celle-ci dans son âme. Si son amour dort profondément, enfoui sous des couches épaisses du péché et du mal, ton amour pour lui peut difficilement se matérialiser sous la forme d’une attitude réciproque.

Toutefois, dans la plupart des cas, tu vas réussir, parce que la plupart des gens ont seulement besoin de ce stimulus, de cette ouverture et de cette chaleur, afin d’être en mesure de mobiliser la gentillesse qui existe en eux et de réagir en conséquence.

T’es-tu déjà demandé pourquoi le Samaritain pouvait voyager en territoire Juif, sans faire de mauvaises rencontres ? T’es-tu déjà demandé pourquoi l’aubergiste, un Juif, bien sûr, l’a reçu à bras ouverts ? T’es-tu déjà demandé pourquoi « la pensée positive » est si efficace ?

C’est une loi universelle. Comme toute loi naturelle, elle est neutre dans son fonctionnement. Nous appliquons sa charge positive ou négative, selon notre façon d’agir. Les actes négatifs sont le cancer de la société humaine, provoquant la réponse négative chez les autres.

Tu pourrais aussi dire que si « l’autre » n’existe pas dans une telle forme indépendante, mais est plutôt, dans une large mesure, le fantôme de nos attentes, alors il est faux de dire « nous et eux » comme si le seul mot correct est « nous ». La distinction entre nous et eux, les Juifs et les Samaritains, Catholiques et Protestants, etc,  n’est rien d’autre que l’expression ou la matérialisation du manque de compréhension humaine sur ce sujet extrêmement important. Personne n’est une île en soi. Chacun vit dans un système entrelacé, où il agit, et où d’autres provoquent aussi des réactions en eux.

Le seul moyen de briser ce cycle potentiel du mal, car il existe maintenant et a, en effet, toujours existé, est de donner une base solide à nos actions, et la seule base possible est celle de l’AMOUR. J’écris ce mot en majuscule, parce que même l’amour naturel est souple et malléable, et cela peut facilement changer sa polarité.

C’est la leçon que nous pouvons apprendre du bon Samaritain. Il s’agit de la leçon spirituelle, le troisième niveau. Tu risques de perdre ton pari, tu pourras subir des déceptions, mais dans la plupart des cas, ton attitude aimante sera récompensée, même dans cette vie terrestre. C’est ce qui signifie être la « lumière du monde », la mettre en hauteur, de sorte qu’elle puisse briller dans l’obscurité de la négativité, afin qu’elle puisse servir de point de cristallisation pour un monde nouveau et meilleur.

L’homme n’est pas indépendant. Il est le prisonnier d’un tourbillon d’émotions, et sa mentalité est teintée par la polarisation de l’atmosphère dans laquelle il vit. Si vous ne voulez pas être freiné par ce tourbillon, mais servir comme un point fixe, comme un pilier stable dans ce monde, il faut intégrer ce qui est stable et ne jamais changer : L’Amour que notre Père Céleste a pour nous.

Eh bien, mon frère, cela fut un très long message, j’espère, cependant, qu’il aura aussi été un message productif. Demain, si tu me le permets, je voudrais donner un dernier message, dans le contexte des Samaritains, et, ultérieurement, je m’emploierai à répondre à certaines questions que tu as  à l’esprit.

Puisse Dieu te bénir toujours.

Ton frère en esprit,

Judas Iscariote

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