29ème Sermon – Amos, premier prophète d’Israël.

21 août 1959

C’est moi, Jésus.

Amos est le premier des vrais prophètes d’Israël qui exerça son ministère pendant le règne de Jéroboam II. Je vous ai déjà dit que ce roi était idolâtre et matérialiste dans son attitude, consacrant son règne à élargir son domaine et à le rendre aussi puissant qu’il le pouvait. Personne n’aurait osé prédire la destruction de ce Royaume durant les cinquante années des avertissements du Prophète. Pourtant, Amos l’a fait, et il eut raison. Il n’a pas fondé ses prophéties sur des visions, mais sur la connaissance des rouages des forces spirituelles qui travaillent sur l’âme humaine. Si un homme est mauvais dans son cœur, il attire les âmes maléfiques du monde des esprits, et ceci aide à créer des conditions qui amèneront l’homme pécheur à la catastrophe. Parfois les conditions matérielles sont favorables dans la mesure où la pression des forces du mal ne peut pas suffisamment miner la position favorable de la personne en question, et les personnes ont ainsi spéculé sur la prospérité apparente d’individus maléfiques. Et à l’inverse, il y a des personnes qui, tout en s’efforçant vraiment de vivre à la hauteur des normes morales et éthiques, n’arrivent pas à prospérer ou rencontrent des difficultés matérielles, provoquant des doutes quant à la puissance de Dieu pour protéger Ses enfants du mal. Vous verrez que cela a pu éventuellement être le creuset pour l’histoire de Job, dont je parlerai ultérieurement. Mais permettez-moi ici de vous dire que des conditions défavorables, telles que produites par les machinations maléfiques, d’associés égoïstes, ou des événements locaux ou nationaux, peuvent présenter des obstacles à l’avancement ou provoquer des pertes, l’homme est soumis aux lois matérielles qui prévalent à  chaque instant.

La déclaration, « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures » est vraie, mais est vraie également celle de II Chroniques 25 : 8 : que « Dieu a le pouvoir d’aider. » Bien que les conditions matérielles sur le plan terrestre, ne sont pas soumises aux lois spirituelles, mais aux lois matérielles, cependant Dieu, par le biais de Ses anges tutélaires, ou esprits, cherchent à protéger ceux qui Le cherchent et s’efforcent de surmonter des conditions matérielles défavorables pour eux. Parfois l’effort consomme ce qui semble être, pour les mortels, un temps considérable, mesuré parfois en années, mais c’est tout simplement un point de vue. Il est bon de se souvenir que les efforts spirituels se poursuivent sans cesse et que, le moment vient où les forces de protection sont en mesure de s’exprimer à travers les conditions terrestres, ou lorsque ces changements apportent une amélioration de la situation matérielle de l’homme. Pendant ce temps, l’homme avec la foi en Dieu, et qui prie Dieu, peut rester en contact avec les forces de l’esprit qui lui donnent force et courage dans ses temps d’adversité et  lui permettent de tenir bon en lui donnant un aperçu de la proportion réelle de ses difficultés, et il les voit, alors, comme elles sont vraiment : très temporaires par rapport à sa vie complète, à la fois mortelle et spirituelle. De plus, Dieu, je dois vous dire, donna à l’homme le libre arbitre d’agir et, par ce cadeau, enlève de Lui-même le pouvoir absolu de forcer l’homme à agir comme Il le souhaite. C’est pourquoi IL ne peut pas forcer l’homme, et IL ne le fait pas, à agir contrairement aux souhaits de l’homme, même si c’est pour le mal absolu. Il se doit de respecter les lois nationales et universelles qu’Il a créées et qu’Il ne pas annuler pour protéger l’homme ou la vie. Ce qu’Il peut faire, cependant, c’est de mettre en fonctionnement des lois supérieures qui, si elles sont suivies, peuvent neutraliser celles en vigueur.

Par exemple, Dieu mis à la disposition de l’humanité à travers moi, Ses Lois spirituelles les  plus élevées déjà connues de l’humanité, Son Amour Divin, à une époque où le peuple Hébreu était déchiré et affligé par la plus cruelle et la plus brutale des nations oppressives, Rome. Seul l’Amour Divin et sa possession en abondance auraient pu donner à Israël la force d’âme, le courage et la foi pour supporter et surmonter la grande tempête du mal qui déchargea sa colère sur la nation et lui aurait permis de percevoir ce joug comme il était vraiment – une tempête de grande violence, mais aussi un passage dans l’océan du temps éternel dans lequel Israël devait se réfugier, et non se confronter. L’amour humain ne pouvait pas composer avec le plus grand mal humain qu’était la Rome antique, Israël a donc adopté le parcours désastreux de la révolte et de la destruction. Comme le Messie de Dieu, j’aurais pu éviter cette catastrophe à mon peuple s’ils avaient cru à mes paroles et avaient prié le Père pour Son Amour.

Maintenant, beaucoup en Judée se sont, dans les temps après ma venue, abaissés  au niveau des païens en agissant comme ils l’ont fait avec force, et ont été punis par l’épée. De même les leaders de la terre d’Israël se sont enfoncés avec la bassesse des païens en se détournant des lois morales et éthiques du Père pour la vie de la nation, ont agi comme les peuples voisins, ont suivi leur idolâtrie, leur immoralité et la dégradation de leur comportement. Ainsi, Amos prophétisa contre la population environnante, les Syriens, les Philistins à Gaza, Ashdod et Ashkelon, les Édomites, au sud de Juda, les Ammonites et les Moabites. Il a fait cela pour montrer que Dieu est le Dieu de tous les peuples, païens comme Hébreux, et que les conséquences de leurs maux seraient leur destruction. Et alors, en tant que prophète d’Israël, il a mis en garde les Israélites au sujet de leurs péchés et iniquités et leur a prophétisé la destruction non seulement à cause de leurs mauvaises voies, mais parce qu’ils ont méprisé la Loi de Dieu, avec qui leur pères avaient établi une alliance éternelle. Ces maux incluaient l’idolâtrie, la corruption, la trahison de la justice, l’oppression des pauvres, les pratiques sexuelles immorales, la profanation de l’autel, la séduction des Naziréens avec du vin lesquels s’étaient engagés à s’abstenir de boissons enivrantes, et aussi l’oppression des prophètes qui avaient mis en garde la population contre leurs méthodes. Oui, Amos éleva la voix contre la parenté de Basan, les femmes, qui ont opprimé les pauvres, écrasé les nécessiteux et incité leurs hommes aux indulgences, et il a protesté contre les pratiques de type païennes à Bethel, Guilgal et autres autels.

Il a aussi rappelé au peuple la punition que Dieu leur infligerait s’ils ne se tournaient pas vers lui – la famine, le manque de nourriture, la sécheresse, le manque d’eau potable, les fléaux et la peste, la guerre et la mort. Ce furent des avertissements visibles pour revenir à Dieu et à Ses Lois, mais ceux-ci n’avaient pas touché le cœur dur d’Israël – et, par conséquent, la destruction de la terre était à portée de main. Amos a plaidé auprès des gens afin qu’ils cherchent le Seigneur, un Seigneur miséricordieux qui pourrait sauver un vestige :

« Car ainsi parle l’Éternel à la maison d’Israël : Cherchez-moi, et vous vivrez !  … O vous qui changez le droit en absinthe, Et qui foulez à terre la justice! Le Seigneur est son nom. »
(Amos 5 : 4, 7-8)

« Recherchez le bien et non le mal, afin que vous viviez, Et qu’ainsi l’Éternel, le Dieu des armées, soit avec vous, Comme vous le dites. Haïssez le mal et aimez le bien, Faites régner à la porte la justice; Et peut-être l’Éternel, le Dieu des armées, aura pitié Des restes de Joseph. »
(Amos 5 : 14-15)

Par cela Amos signifiait que bien que les mauvaises conditions, en raison des maux commis, étaient maintenant tellement avancées que les catastrophes à venir n’étaient plus susceptibles d’être évitées, un retour à Dieu et à sa justice pourrait stopper le déferlement de catastrophes par la réapparition de certaines forces favorables et pourrait donc éviter leur extermination complète et permettre à un reste du peuple d’être secourus.

Amos dit alors au peuple qu’aucun nombre de fêtes religieuses ou de cérémonies ne peut pas éliminer le péché. Ce que Dieu veut est la droiture et la justice et non les sacrifices :

« Je hais, je méprise vos fêtes, Je ne puis sentir vos assemblées. Quand vous me présentez des holocaustes et des offrandes, Je n’y prends aucun plaisir; Et les veaux engraissés que vous sacrifiez en actions de grâces, Je ne les regarde pas. Éloigne de moi le bruit de tes cantiques; Je n’écoute pas le son de tes luths. Mais que la droiture soit comme un courant d’eau, Et la justice comme un torrent qui jamais ne tarit. » (Amos 5 : 21-24)

Amos nous dit qu’il a plaidé, par la prière à Dieu, afin de prévenir le déferlement de catastrophes, et il nous raconte comment il fut en mesure de comprendre les mots et les avertissements qui lui ont été remis par les messagers de Dieu : et ils le furent sous la forme d’images poétiques ou d’images que tout le monde pouvait interpréter. Ces images ont été la façon par laquelle le cerveau d’Amos a interprété les messages reçus. Ils auraient pu lui être délivrés d’une manière familière ou sous la forme d’expériences de vie. Ainsi la guerre de la famine est une dans laquelle les sauterelles dévorent l’herbe de la terre (Amos 7 : 1-2) et les avertissements des destructions par le feu furent ceux du feu dévorant de la mer, (Amos 7 : 4) et l’avertissement de l’effondrement des murs et de la destruction s’effectue par le biais du fil à plomb, un symbole du jugement exécuté selon la justice de la cause. À la fin de ces avertissements Amos fut averti que Dieu ne pouvait plus retenir son jugement, et cela signifiait que les mauvaises conditions ne pourraient plus être contenues et qu’elles devaient, comme une inondation dévastatrice, briser le mur de soutènement et tout écraser sur leur passage.

Dans le cadre de ces prophéties de malheur, Amos devait prouver son courage. Le prêtre officiel de Bethel, Amatsia, informa le roi, Jéroboam, qu’Amos conspirait contre lui, soulevant la méfiance dans l’esprit du peuple en proclamant qu’il allait mourir par l’épée et Israël serait emmené captif.

Le grand prêtre, de sa propre autorité et avec l’approbation du roi, ordonna à Amos de partir et de revenir à Tekoa, d’où il venait. Bethel n’était pas un lieu d’accueil pour lui et ses prophéties. Sans crainte, Amos a répondu qu’il n’était pas un prophète professionnel – au sens qu’il ne se limitait pas à prédire les choses que le roi voulait bien entendre, mais, qu’en réalité, il était un messager de Dieu, car il déclarait ces choses que Dieu, par l’intermédiaire de Ses anges, lui avait ordonnées de dire. Il a dit aux autorités qu’en effet, il avait été maintenu dans son humble ouvrage d’éleveur de moutons et de gardien de l’arbre, mais que le Seigneur l’avait éloigné de son gardiennage de moutons et d’entretien des arbres et lui avait dit : « Va prophétiser à mon peuple d’Israël ». Cette prophétie était terrible. Amos a également prédit le sort malheureux de la famille du prêtre ainsi que la mort dans la maison du roi. Amos a ainsi montré ce courage qui véritablement – aux porteurs de nouvelles de destruction et d’avertissements du désastre – devait s’afficher en Israël pour affronter les dirigeants en colère et les prêtres et qu’en tant que messager de Dieu il devait répéter calmement la prophétie et garder la confiance dans le Seigneur, même si la prophétie impopulaire signifiait la mort physique au porteur. Jéroboam n’a rien entrepris contre Amos et le souverain n’est pas mort d’une mort violente, mais plus tard, le roi suivant, Ozias, a cherché à détruire le prophète, et lui et Amatsia ont battu Amos à mort par des coups sur la tête avec des barres de fer.

En conclusion, Amos avait un sentiment persistant que quelles que soient les lacunes d’Israël, la destruction totale de la nation ne prendrait pas place, malgré la certitude, qu’il a ressenti de la punition de la nation :

« En ce temps-là, Je relèverai de sa chute la maison de David, J’en réparerai les brèches, J’en redresserai les ruines, et Je la rebâtirai comme elle était autrefois, Je les planterai dans leur pays, Et ils ne seront plus arrachés du pays que je leur ai donné, Dit L’Éternel, ton Dieu. »
(Amos 9 : 11-15).

Et donc, dans une annexe, au chapitre 9, dont certains ont ressenti comme étant d’une autre main, il a expérimenté la grande espérance qu’un jour de rédemption viendrait lorsque le péché serait éliminé des pécheurs et qu’ils vivraient dans la chaleur de l’Amour du Père. La véritable prescience qu’il a eue, concernant les catastrophes à venir pour Israël, lui a donné l’idée que, comme les seules personnes qui avaient accepté le Père et avaient une certaine compréhension de Ses Voies,  la nation entière ne serait pas autorisée à périr, tout comme elles n’avaient pas été autorisées à mourir en Égypte, et qu’il doit y avoir certaines parmi elles qui, bien que silencieuses à l’époque de la corruption, ont conservé un amour de la justice et la miséricorde, et maintiendraient en vie la lumière de la Torah de Dieu.

Jésus de la Bible et Maître des Cieux Célestes.

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