10ème Révélation : La rencontre de Jésus avec Nicodème.

12 Juillet 1960

C’est moi, Jésus.

Je vous ai déjà parlé de ma rencontre avec Nicodème, fils de Gourion, le Pharisien, alors que j’enseignais en Palestine. Nicodème était le fils d’un rabbin qui tenait des groupes de discussions religieuses, comme c’était la coutume à l’époque et même avant. Il n’était pas prêtre et n’effectuait aucun service dans le Temple. En fait, les Pharisiens étaient les personnes les plus intéressées par la Loi, non seulement les lois écrites de l’Écriture, mais aussi les interprétations que les siècles et les circonstances ont rendu nécessaires et ces interprétations étaient connues comme la Loi Orale. Elles étaient discutées principalement par les Pharisiens, le peuple de Jérusalem, parce qu’ils étaient les plus intéressés par la religion des Hébreux. Ils étaient pauvres, ils étaient  artisans et commerçants, opprimés par les riches et les prêtres aristocratiques qui ne se souciaient pas des écritures sauf pour protéger leurs propres intérêts. Ces Pharisiens étaient profondément préoccupés par l’immortalité de l’âme, dans la mesure où leur propre sort, sur terre, leur faisait rechercher la justice dans un monde idéal, au-delà de la tombe, et ils estimaient que la justice de Dieu devait, par nécessité, embrasser ce royaume où la justice et la droiture seraient l’ordre établi. C’est pourquoi les Pharisiens étaient désireux de m’écouter et de connaître ma mission – la disponibilité de l’immortalité de l’âme par la prière au Père afin de recevoir Son Amour.

Ils étaient intrigués par mon affirmation que j’avais amené le Royaume de Dieu – c’est-à-dire que l’immortalité de l’âme était un fait et pouvait être atteinte, mais ils n’étaient pas capables de comprendre le principe de l’Amour Divin et le salut par l’Amour Divin. Pendant des siècles, ils avaient combattu obstinément contre le déni de l’immortalité par les Sadducéens, ils étaient attachés à la foi que l’entrée de l’homme au paradis se gagnait en respectant les dix commandements, la Torah (les 5 livres de Moïse) et les décrets, préceptes et interprétations qui découlent de ces œuvres Saintes. L’Amour Divin et le Salut qui lui était lié étaient des concepts étrangers à leurs idées et à leurs concepts fondamentaux de la religion. Ceci est l’exposé, brièvement résumé, de leur sympathie initiale avec moi et de leurs désaccords ultérieurs.

Nicodème, cependant, sentait, intuitivement, que j’avais raison et comme il n’était pas en mesure de pleinement comprendre ce que j’affirmais, il est venu, secrètement, une nuit, me rencontrer, afin d’entrevoir ce qu’il n’avait pas pu percevoir lors de mes sermons publics sur le marché. Il estimait, en outre, que mes guérisons miraculeuses, parmi le peuple, devaient être dues à une grande piété et que, par conséquent, je devais être un homme de Dieu. Il voulait tout savoir sur le Royaume de Dieu et sur la façon d’y entrer. Puisqu’il ne pouvait pas, comme je l’ai vu, comprendre l’Amour Divin, ni la transformation de l’âme de l’homme en une âme divine à travers l’Amour du Père, j’ai eu recours à une parabole, comme je le  faisais généralement lorsque je parlais aux foules, « à moins qu’un homme naisse de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu. »

Nicodème pouvait comprendre une renaissance spirituelle par la seule obéissance aux lois de Dieu, les bonnes actions, la pratique de la miséricorde et de la charité, la justice dans la conduite et la piété pour la veuve et l’orphelin ; en bref il comprenait le repentir des mauvaises actions et le retour à Dieu dans le sens prophétique du terme et il pensait que cela accordait l’immortalité de l’âme. J’ai dû lui montrer que sa pratique des vertus purifiait l’âme et rendait une âme humaine parfaite aux yeux de Dieu, mais que, pour entrer dans le Royaume de Dieu, l’âme devait être transformée en une âme divine, par la Nature de Dieu, l’Amour.

À sa demande, je lui ai montré que naître de la chair était l’œuvre de l’utérus et qu’à ce niveau il n’y avait aucune possibilité de renaissance. Cependant, spirituellement, l’âme pouvait renaître ; elle était née comme une âme humaine, mais elle pouvait renaître en tant qu’âme divine. La transformation – ou la Renaissance – prendrait place dans l’individu cherchant l’Amour du Père à travers la prière et il obtiendrait ainsi l’amour qui imprègne l’âme humaine et la rend divine. C’est cette divinité de l’âme qui le rendrait immortel et lui permettrait de voir le Royaume de Dieu et non la perfection de l’âme humaine résultant de l’accomplissement des bonnes œuvres et de la pratique de la charité et de la justice.

Si Pierre et Jean, mes disciples les plus avancés, ne pouvaient pas facilement comprendre  l’importance de l’Amour Divin, alors Nicodème ben Gourion ne le put pas non plus à travers les conversations que nous avons eu. J’ai vu le conflit qui naissait, dans son esprit, à cause de ses croyances profondes sur la Loi et les préceptes de la Torah et son incapacité à accepter immédiatement ma bonne nouvelle de l’Amour Divin.

Il demanda : « Comment ces choses pouvaient elles être ? » et je lui ai donc dit que, dans la mesure où il y avait de nombreuses choses terrestres qu’il ne pouvait pas comprendre, comme le vent et ses mouvements, il n’était pas étrange qu’il ne comprenne pas ces choses de l’esprit : « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit. »

Comme il ne pouvait pas comprendre le fonctionnement du vent, un phénomène matériel, il ne pourrait pas comprendre, par conséquent, le fonctionnement d’une chose spirituelle, la Nouvelle Naissance. Et puisque Ruach (le vent), signifie aussi l’esprit en Hébreu, j’ai utilisé ce jeu de mots et j’ai essayé de lui montrer que comme, tous les deux étaient du Père, la Renaissance ainsi que l’existence du vent pourraient être crus et acceptés.

Je n’ai pas dit, ou suggéré, que Nicodème devait naître de l’esprit dans le sens que les Chrétiens donnent, généralement, aux mots attribués à Jean, autrement dit, l’Esprit Saint, car l’âme ne peut pas renaître de l’Esprit Saint, mais de l’Amour de Dieu qui vient dans l’âme par l’Esprit Saint, cette manifestation de Dieu qui a, comme sa fonction, cette grande mission. Je n’ai pas dit, non plus, qu’il devait naître à travers l’eau, parce que c’est simplement une  interpolation plus tardive se référant au baptême. Tout est faux, parce que le baptême n’a aucune efficacité dans l’obtention, par l’âme, de l’Amour Divin. Il est certain que Nicodème aurait beaucoup moins compris ces interprétations Chrétiennes qu’il ne l’a fait de l’Amour Divin, alors que j’insistais qu’il était maintenant disponible pour l’humanité parce qu’il était présent en moi.

Nicodème est parti avec une petite idée de l’Amour du Père et il m’a entendu expliquer, à plusieurs reprises, que le Royaume de Dieu était venu. Il était confus, en raison de cette nouvelle notion de transformation de l’âme en opposition à ses idées d’un Messie inaugurant un nouveau Royaume idéal sur terre. Mais il a compris plus tard, lors de la Pentecôte, lorsque le concept mental fut remplacé par l’émotion, parce que Nicodème me respectait grandement, et, lorsque sa révérence s’est transformée en amour et chagrin, elle a permis l’introduction de l’Amour Divin dans son âme. Nicodème a finalement compris avec son âme, et il est maintenant avec moi dans les Cieux Célestes, avide, avec son amour, d’influencer pour amener l’humanité à l’Union avec le Père.

Jésus de la Bible

et

Maître des Cieux Célestes.

Le vrai Jésus !

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